La période probatoire est la plus exposée de la vie d'un conducteur, et c'est aussi celle où l'on connaît le moins bien les règles. Six points, un barème de reconstitution différent, un stage qui devient obligatoire : rien de tout cela n'est expliqué le jour où l'on reçoit son permis.
La durée de la période probatoire
Elle est de trois ans pour un permis obtenu par la filière classique, et de deux ans après un apprentissage anticipé de la conduite. Elle recommence également pour celui qui repasse son permis après une annulation ou une invalidation.
Le barème accéléré
Le capital initial est de six points. Il augmente chaque année si aucune infraction entraînant un retrait n'a été commise : deux points par an dans la filière classique, trois points par an après une conduite accompagnée. Au terme de la période, le permis atteint douze points.
La conséquence est arithmétique et brutale : une infraction qui coûterait six points à un conducteur confirmé en laisse zéro à un jeune conducteur. Le permis est alors invalidé dès la première fois.
Le stage obligatoire
Lorsqu'une infraction entraîne un retrait de trois points ou plus, le titulaire d'un permis probatoire reçoit une injonction de suivre un stage de sensibilisation. Le délai est de quatre mois à compter de la notification, et ne pas s'y conformer constitue une infraction distincte, punie d'une amende et d'une suspension du permis pouvant aller jusqu'à trois ans.
Ce stage rend quatre points, comme un stage volontaire, dans la limite du plafond en vigueur. Il ouvre aussi droit au remboursement de l'amende, lorsque les conditions sont réunies.
Les règles propres au jeune conducteur
- Le taux d'alcoolémie autorisé est abaissé à 0,2 gramme par litre de sang, ce qui correspond en pratique à une tolérance nulle.
- Les vitesses maximales sont réduites sur autoroute, route à chaussées séparées et route ordinaire.
- Le disque « A » doit être apposé à l'arrière du véhicule pendant toute la durée de la période.
Sortir du probatoire
Rien n'est à demander : le permis devient un permis à douze points au terme de la période, pourvu que le capital n'ait pas été entamé. Si des points ont été perdus, la progression annuelle est interrompue et reprend selon les règles de droit commun.
Un conseil, enfin, que je donne souvent : pendant ces trois années, demander son relevé d'information intégral une fois par an coûte un courrier et évite de découvrir un solde à zéro par une lettre recommandée.
Les questions qu'on me pose
Combien de points sur un permis probatoire ?
Six au départ, puis deux de plus par an sans infraction dans la filière classique, trois par an après une conduite accompagnée, jusqu'à douze points au terme de la période.
Que se passe-t-il à la première infraction ?
Tout dépend du nombre de points retirés. À partir de trois points, un stage de sensibilisation devient obligatoire dans les quatre mois. Une infraction à six points invalide le permis dès la première fois.
Le stage est-il obligatoire pour un jeune conducteur ?
Il le devient dès lors qu'un retrait de trois points ou plus est notifié. Ne pas le suivre dans le délai de quatre mois constitue une infraction distincte.
Combien de temps dure la période probatoire ?
Trois ans, ou deux ans après un apprentissage anticipé de la conduite. Elle recommence pour celui qui repasse son permis après une annulation ou une invalidation.
Cet article répond à une question posée 1 600 recherches par mois en France (« permis probatoire points »). Il expose le droit commun et ne remplace pas l'examen de votre dossier.
Tous les articles
